• Votre courriel
    Votre mot de passe
L'innovation accompagnée
Actualités
      • L’économie circulaire un levier pour une meilleure valorisation des ressources marines dans un territoire ?


      • Synthèse des échanges du séminaire sur l'économie circulaire

        Lors du 6 septembre 2019 se tenait à l’IUT de Quimper un séminaire sur l’économie circulaire (EC) dans la filière pêche se concentrant sur l’espace maritime breton. Ce séminaire fait suite à la thèse récemment développée par Raphaëla le Gouvello intitulée « L’économie circulaire appliquée à un système socio-écologique halio-alimentaire localisé : caractérisation, évaluation, opportunités et défis ». Ce fut l’occasion pour plusieurs acteurs de la filière de présenter les atouts de l’EC ainsi que leurs limites pour élaborer de nouveaux projets valorisant les co-produits marins. Les participants se sont réunis l’après midi en groupes pour réfléchir à la mise en place de nouveaux projets permettant de soutenir l’économie circulaire. 


        Théorie et développement de l’EC
        Les bases théoriques de l’économie circulaire ont tout d’abord été présentés par des invités du monde universitaire. Muriel Maillefert, enseignant-chercheur à l’Université de Lyon 3 a éclairé cette notion en la définissant comme un système de production qui utilise la totalité de la matière des produits traités et supprime l’idée qu’un produit génère des déchets. Les acteurs de l’EC visent ainsi à maximiser l’utilisation de leurs produits ainsi que des flux d’énergies émis durant le processus de production. Bien que l’idée se soit développée sur le plan théorique dès les années 1970, d’un point de vue pratique il a fallut du temps avant qu’elle soit appliquée. En Europe, la ville portuaire danoise de Kalundborg fut l’une des pionnières en la matière. Les pouvoirs publics français ont de leur côté initié les premiers plans de transition seulement à partir des années 2000. Vincent Augiseau, enseignant-chercheur à l’Ecole des Métiers de l’Environnement à Rennes a présenté cette mise en place française en s’appuyant sur l’exemple de la ville de Paris qui a notamment mené des campagnes de sensibilisation envers les habitants en publiant des résultats des flux réels d’énergies créés par les Franciliens. Celui-ci a insisté sur le fait que les projets visent jusque-là à récolter des données sur la production de déchets et à analyser des flux. Le développement de l’EC reste donc limité, notamment sur le plan socio-économique. 


        Afin de dynamiser l’EC à l’échelle régionale, plusieurs tables rondes ont eu lieu. Celles-ci ont permis aux acteurs du terrain de présenter leurs activités, démontrer leurs techniques et savoir-faire en matière de valorisation des co-produits. Par exemple, Alexis Méhaignerie a présenté les activités de son entreprise, Abyss Ingrédients, consistant à utiliser et transformer les coproduits marins à des fins médicales. Ce fut aussi l’occasion de souligner des problèmes et atouts actuels concernant l’EC. Partice Guillotreau, enseignant-chercheur à l’Université de Nantes a, dans cette optique, exposé les résultats d’une étude nantaise sur les consommateurs des produits issus d’agriculteurs membres de l’Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP). Ils démontrent que ces consommateurs sont avant tout diplômés et ayant un revenu aisé. Il reste donc des efforts à faire pour attirer des consommateurs disposant de faibles ressources et peu diplômés. Par ailleurs, des acteurs de la pêche des organisations « Terre de Pêche » et « Pêcheurs de Bretagne » sont intervenus pour éclairer leur approche à l’EC. Certaines limites pour passer d’une économie linéaire à une économie circulaire furent mentionnées telle que l’équipement des navires de pêche non adaptées à la valorisation des coproduits marins ou bien le manque d’incitation économique pour ramener à terre ces coproduits. De plus, Steven Pennec est intervenu pour présenter le site internet « Mangeons Local » qui permet au consommateur de localiser les producteurs locaux et faire ses achats chez ceux-ci. Enfin, la dernière table ronde a permis de réfléchir à la création de nouvelles synergies et au renforcement des réseaux pour rendre l’EC efficace. Ce fut par exemple l’occasion pour des représentants de conserveries de présenter leurs entreprises et discuter de potentielles coopérations. 

        Séminaire IUT de Quimper Economie Circulaire EC
        Participants IUT Quimper Conférence Economie circulaire EC


        Réflexion sur des projets futurs
        Au terme de cette matinée, les participants ont pu acquérir une vision globale de la mise en place de l’EC dans la région Bretagne en prenant en compte le point de vue de plusieurs acteurs tel que les consommateurs, conservateurs ou producteurs. Tous les participants furent donc prêts pour les activités de l’après-midi. Divisés en deux groupes, ceux-ci durent se confronter à deux problèmes différents et proposer des solutions en plénière avant la conclusion du séminaire. Le premier groupe s’est interrogé sur la possibilité de rendre la filière pêche plus compétitive alors que le second s’est concentré sur les déterminants de l’innovation dans l’économie circulaire. Suite à un échange de plus d’une heure, les partenaires ont dessiné des grandes orientations utiles pour de futurs projets. Parmi les conclusions des deux groupes, il est apparu nécessaire de lancer des projets créant des liens plus forts et durables entre les membres de la filière, du producteur aux distributeurs. Cela peut s’effectuer via l’institutionnalisation de plateformes de dialogues entre les acteurs. Par ailleurs, si les innovations techniques en matière d’EC semblent être sur la bonne voie, il devient important de dynamiser des innovations sociales permettant d’élargir l’EC à d’autres acteurs et de l’améliorer qualitativement sur le territoire breton. 

        Ce séminaire reprenant le thème de la thèse de Raphaëla le Gouvello fut un succès tout d’abord via le nombre d’acteurs présents. Aux côtés des acteurs de la chaîne de production et des consommateurs figurait aussi des associations, entreprises engagées ou pouvoirs publics locaux et régionaux. Ce fut une réelle occasion pour échanger sur l’EC et élargir les réseaux de chacun afin de favoriser ce type d’économie durable. Les discussions entreprises par les acteurs présents ont donc une chance de se concrétiser via des projets financés par des outils régionaux ou des fonds européens. Au-delà de la mise en place de réseaux et de projets, le séminaire à contribué à faire évoluer les mentalités et à diffuser les idées de l’EC au niveau régional. Ce fut ainsi un levier efficace qui permettra à terme d’améliorer la valorisation des coproduits marins.  

        Contact : Romain Herault, Chargé de Projets Européens
        romain.herault@tech-quimper.fr

Recevoir notre actualité

Pour vous inscrire, entrez votre courriel dans le champ ci dessous.

Technopôle Quimper - Cornouaille

2 rue François Briant de Laubrière - 29 000 Quimper - France
Tél. : + 33 (0)2 98 100 200 | contact[at]tech-quimper.fr

Nos financeurs

  • Quimper Bretagne Occidentale
  • Région Bretagne
  • Europe

La Technopole anime

  • La cantine Quimper

Mentions légales | Plan du site | Powered by diasite
Designed by diateam & SoHO